Avignon 2018, c’est parti ! Le soleil, les vacances, la bonne humeur, le désir de découvertes, le plaisir des textes, l’admiration des performances et surtout, surtout l’émotion de ce moment magique où l’artiste fait frissonner le spectateur.

Le festival a deux visages, Avignon offre de nouveau son versant IN et son versant OFF. D’un côté, une cinquantaine de propositions d’aventures et de l’autre 1538 incitations à franchir les portes ou les rideaux d’un lieu où le temps sera en suspension.

La disproportion quantitative des offres du IN et du OFF ne doit pas induire en erreur. Il n’y a pas un IN qui serait branché et élitiste et un OFF qui serait relâché et peu exigeant. On trouve le meilleur et le pire dans le IN et le OFF, sur scène comme dans les gradins. Les deux facettes du festival ne doivent pas être vues comme deux mondes qui s’opposent, s’évitent et se boudent. Le IN et le OFF portent la Création à bout de planches et de poursuites lumineuses. Ce n’est pas la création du démiurge mais celle de l’homme qui pose les armes et fait de sa voix, de son corps, de son imagination et de ses rêves les armes pacifiques qui brisent les frontières.

De nouveau, un flot continuel de spectateurs va se répandre dans les ruelles de la vieille ville. Ce flot va croiser des ilots sur lesquels seront juchés des artistes en pleine promotion de leur spectacle. Tout cela sera de nouveau bon enfant. Il est vrai le vin rosé frais et agréable rafraîchira les gorges assoiffées et chauffera les cœurs les plus timides.

Avignon va de nouveau être une fête à ciel ouvert. Elle sera animée et joyeuse. Elle ne sera pas pour autant cette ville si décriée, avec peu de sincérité, par un Pétrarque haineux. Nouvelle Babylone ou pas, Avignon sera la scène animée du spectacle vivant, de tous les spectacles vivants, des plus humbles au plus dispendieux, des plus sophistiqués  aux plus simples, du IN et du OFF.

De nouveau, je publierai mes impressions sur les spectacles vus, vécus et entendus.

Une chose est certaine, Avignon commence fort. Les places pour le IN se sont arrachées dès les premières heures. Le public est avide de spectacle et semble être en appétit.

Pour le OFF, je vous recommande des spectacles déjà présents lors des précédentes saisons, dont vous retrouverez sur le site la critique :

Recrutement de Jean-Paul le Guénic

Françoise par Sagan de Françoise Sagan

et dans un genre décomplexé et “hamburghorreur” Croissance reviens ! de l’europhile Alessandro Di Giuseppe.

Bon festival et aux prochaines critiques !

Fred Lecoeur